Comment affirmer, sans tricher, ses valeurs de marque ?

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Défendre ses valeurs de marque

Attention : les premières lignes de cet article sont susceptibles de heurter la sensibilité de celles et ceux ayant vécu le confinement sans jardin ni balcon à disposition.

Quelle chance ce soleil ! Le seul bien pour un mal dans toute cette histoire de COVID ! Il nous permet d’afficher un teint hâlé digne d’un mois de juillet. Allez, je suis sûre que vous l’avez fait, au moins une fois : télétravailler sur votre chaise longue, solaires sur les yeux et tongs aux pieds pour prendre des belles couleurs foncées dorées. Plus besoin de passer dans la cabine à U.V et quelle économie réalisée sur la Terracotta ! Désolée pour vos ventes M.Guerlain.

Cou-leur ca-fé, que j’ai-me [MA] cou-leur -ca-fé…

Enfin ces jours-ci, même si le soleil donne la même couleur aux gens, ce vieux désir super qu’on s’rait tous un peu frères a quelque peu volé en éclats.
Et peut-être, avez-vous publié mardi en votre nom, celui de votre propre entreprise ou celle pour laquelle vous travaillez, un rectangle noir en signe de solidarité au mouvement #blackouttuesday ?!
C’est un acte qui a du sens, qui engage votre entreprise. Ce n’est pas pour faire genre ou un effet de pub, aussitôt fait, aussitôt oublié, qui pourrait être mal interprété par votre communauté. Surtout que là, dans le cas présent, c’est « facile » d’arborer un fond noir et de « hashtaguer ». Ici, c’est votre crédibilité qui est en jeu.
On parle en communication de « purpose washing » lorsqu’une marque revendique un engagement pour une cause sans que cet engagement se traduise réellement dans les faits.

L’exemple de l’Oréal® et de Nike®

Or comme le rappelle le média « La Réclame » cette semaine, à propos de la nouvelle campagne l’Oréal® intitulée « Lessons of Worth », il faut toujours accorder ses paroles à ses actes. Dans le spot diffusé cette semaine par la marque française, l’actrice et productrice afro-américaine Viola Davis encourage à répéter le célèbre « vous le valez bien » dans les moments les plus difficiles. L’Oréal® s’est aussi déclarée sur Instagram solidaire de la communauté noire. Pourtant, en 2017 un mannequin de la marque qui avait dénoncé des rassemblements de suprémacistes blancs, avait été licenciée pour sa « contradiction avec les valeurs de la marque ».
Le spot fait flop et la marque française de cosmétiques se retrouve accusée d’hypocrisie par les internautes.
Nike®, de la même façon, qui prône régulièrement l’égalité raciale, est critiquée pour le manque de diversité de son conseil d’administration.


Faut-il alors de ne plus avoir de valeurs ?


NON, bien au contraire. Je suis d’ailleurs la première à défendre les valeurs de mes clients, à les mettre en lumière, à les tirer vers le haut en mettant en place une communication de proximité.
Selon l’ADN, 76% des Français pensent que les dirigeants d’entreprise peuvent conduire le changement et recherchent d’ailleurs de plus en plus des marques qui ont des convictions.

Donc OUI, plus que jamais, si vous êtes à la tête de votre entreprise ou gérez la communication d’une marque (et dans ce cas, bien sûr, en accord avec votre direction), capitalisez sur vos valeurs, osez, affirmez votre identité, tenez un discours clair, soyez vous, restez fidèles à qui vous êtes. Vous ne plairez pas à tout le monde, c’est certain et alors ?
L’essentiel est de rester droit dans vos bottes, de s’ouvrir au dialogue aussi et surtout, surtout, de ne pas tomber dans le piège d’une communication par les mots, alors que vos actes racontent un tout autre message.

« Sous le soleil exactement ! » remercie pour leur participation involontaire mais ô combien poétique, rêveuse et lourde de sens, Serge Gainsbourg et Laurent Voulzy

Sources : L’ADN Innovation – La Réclame

Communication de proximité façon Camille Combal

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La proximité en radio

Et si j’avais raté ma vocation ?!

Je risque encore une fois de décevoir les Milleniaux post 80, en commençant cet article en leur parlant d’un temps qu’ils peuvent ne pas connaître, désolée d’être une ex-fille des Seventies, mais je me rattrape juste après…

Quand j’étais enfant, mes parents écoutaient beaucoup la radio, ça mettait de la vie dans la maison, c’était une distraction. Et je me souviens surtout d’un jeu qui s’appelait la Valise RTL. Le principe : l’animateur annonçait une somme d’argent. Il appelait n’importe qui en France et si la personne décrochait ( NDLR : nous sommes à l’époque des téléphones fixes avec combiné, il fallait donc « décrocher » pour répondre) et répétait la somme, elle était gagnée !
Il y avait un suspens de fou mêlé d’excitation et tous les jours j’espérais secrètement que le téléphone sonne chez nous :
– « 11843 Francs !
– Répétez Mme XXXXX la somme contenue dans la valise RTL ?
– 11843 Francs !
– Vous êtes certaine Mme XXXXX ?
– Oui….
– C’est gagné Mme XXXX !!!!!
 »

J’adorais cette émission, vraiment, même qu’un jour je devais avoir 8-9 ans, j’en ai fait un sketch, une parodie sur magnétophone, en imitant la voix de l’animateur et celle de ma mère. Le début d’une vocation… (je précise tout suite cette « casserole » est introuvable !!!)

De la valise RTL au Virgin Tonic

Pourquoi je vous parle de valise ? Et quel rapport avec de la stratégie de contenus en 2020 ?
Alors non je ne vais pas lancer « la Valise Sous le soleil exactement ! », quoiqu’il y a peut-être quelque chose à exploiter… Aujourd’hui, je vais parler Radio/Podcast car c’est un média encore très présent et important dans nos vies. C’est un chouchou dans le cœur des Français ! Il nous informe, nous divertit et reste le média le plus crédible. Surtout et vous allez voir où je veux en venir, la radio offre la possibilité d’être proche des gens à travers une communication instantanée et directe. En terme de contenus, c’est un média créatif, réactif : une réelle source d’inspirations pour vos publications sur les réseaux, votre événementiel et aussi pour votre relationnel-client. Et ce n’est pas toujours du côté des stations généralistes que vous trouverez votre bonheur.
J’en veux pour preuve une émission qui, moi, m’a confortée dans l’idée que faire de la communication de proximité en privilégiant l’authenticité et le vrai, c’est l’une des clefs du succès. Cette émission – roulement de tambours – c’est Le Virgin Tonic animé Camille Combal sur Virgin Radio de 7h à 10h.

2 chiffres : en 2014 quand Camille Combal rejoint la matinale, elle oscille entre la 6ème et la 8ème place des « Morning Musical » de France. En 2020, le Virgin Tonic se place en seconde position.
Pour la petite histoire, en passant de « Europe 2 » à « Virgin Radio » la station a souffert et a eu du mal à retrouver son identité de marque. Le choix musical du « Pop, Rock et de l’Electro » alors affirmé et assumé, leur donne un nouvel élan. Comme quoi, petits ou grands, l’identité et l’offre de marque sont cruciaux pour exister.
Pour en revenir à Camille, lorsqu’il débarque en 2014, il bénéficie donc d’une offre-produits musicale de qualité et en plein essor. Côté marketing promotionnel, les jeux font le taff, principalement le désormais célèbre « Jeu des Loyers ». Mais ça ne suffit pas. Il lui reste maintenant à animer sa matinale, à lui trouver du contenu. Et c’est là où il a su viser – pour moi – dans le mille Camille et faire la différence.

Une émission authentique, vraie

Avant et le plus souvent, une matinale se résume à un animateur avec du charisme qui fait son show et son équipe se charge des rires (forcés) et des (faux) applaudissements. Les auditeurs adhèrent à condition d’avoir le même humour. Moi tous ces blablas, le plus souvent ça l’fait pas.
Camille Combal décide d’ajouter des thèmes de discussion sur la vie quotidienne. Ainsi les animateurs échangent sur leurs séries adorées, leurs plats préférés ; évoquent des aspects de leur vie privée et nous racontent le lundi matin leur week-end, comme on le fait nous à la machine à café. Ils débattent sur des thèmes comme « en quoi votre belle-maman est meilleure que votre maman ? Ou est-ce qu’il y a un pote de votre chéri(e) que vous aimez moins que les autres ? Susceptibles, nous ? A peine ! »
Alors oui c’est pas du high level intellectuel, c’est « bon enfant, un peu potache, sans une once de vulgarité » comme le précise l’animateur, mais ça marche parce qu’il y a une connivence. Les auditeurs se reconnaissent dans ses sujets, ça leur parle. Comme ils se reconnaissent dans l’équipe. Il y a le trentenaire en couple depuis longtemps sans enfant ; l’éternel célibataire ; la maman active et mère de famille ; le papa divorcé en garde partagée ; la milléniale geek. Et quand un jour tous les protagonistes de l’émission invitent leur moitié et que chacun y va des petites vérités sur l’autre, la complicité est à son comble. On a le sentiment d’être avec une bande de potes.

La playlist #CALINOUPOUTOUX
La Playlist par et pour les auditeurs du Virgin Tonic

« On essaie de faire une émission naturelle, vraie. On ne se prend pas la tête. Ça fait plaisir de voir qu’il y a le bouche-à-oreille qui fonctionne ». Les auditeurs interviennent aussi régulièrement à l’antenne. Et la proximité se cultive parce que Virgin Radio a des antennes en région et organise plusieurs fois par an des « World tour » dans toute la France. Pendant ces grands shows en direct où sont invitées les têtes d’affiche musicales de la station, où sont offerts des cadeaux, il y a aussi des épreuves animées : par exemple des couples qui s’affrontent pour construire des meubles Ikea avec pour consignes de ne pas s’embrouiller… De l’inbound marketing à plein régime, en proposant tout simplement du contenu que l’audience apprécie.
« Les téléspectateurs veulent voir des gens vrais à l’antenne. On est nous-mêmes ; on raconte nos déboires ; on a des vies classiques ; les gens se retrouvent peut-être dans ce qu’on est

C’est pas peut-être, c’est sûr et ça marche puisque Camille a fait gagner des millions d’auditeurs à sa Station !

Par contre depuis quelques jours, c’est Bonjour Tristesse chez les Fans du Virgin Tonic. Camille a annoncé son départ, cette fois pour de bon. Pour tous c’est comme la fin des années Lycée, Fac ou Prépa, comme le dernier épisode de Friends : on va dire au revoir à une bande potes avec qui on a vécu des trucs de fou ! La force des liens humains et vrais !
Allez, j’aime pas finir sur une note négative. Pour savoir, qui remplace Camille en septembre ça se passe juste ici. Je l’aime aussi beaucoup et j’pense qu’il va pas mal m’inspirer, à moins que ce ne soit le contraire…

« Sous le soleil exactement ! » remercie pour leur participation involontaire mais ô combien inspirante et heureuse, le/les créateurs de la Valise RTL, mes parents et Camille Combal.

Hier encore, j’avais 15 ans,

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De l'importance de raconter son histoire

L’angoisse

Si vous êtes comme moi, parent d’un ado de 15-16 ans, vous savez l’angoisse de la 1ère orientation décisive. Alors vous comparez :
– « Moi à ton âge…
– oui, parlons-en tiens, de toi à son âge !
– ok, je vous raconte :

Moi à 15 ans, je savais fichtre rien de ce que je voulais faire et pourtant, je me souviens avoir répondu à mon prof de français, qui me posait la question : Je veux devenir publicitaire ! Il faut dire qu’à l’époque, je baignais dans la Culture Pub et m’imaginais adulte en Angela Bower (avec le même « homme à tout faire » et surtout à la tête de ma propre agence).
Et puis j’ai grandi avec l’idée (fausse) que pour « être publicitaire », il fallait habiter Auteuil, Neuilly ou Passy et passer par des boites privées, Sciences-Po, ENA ou HEC. Je serai donc prof d’histoire-géo. Et alors que le tourbillon de la vie allait me propulser Responsable de Rayons à durée indéterminée dans une célèbre Librairie lilloise, je découvre la formation de Conceptrice-Rédactrice : j’avais (re)trouvé ma voie.

(NOTE à l’intention des moins de 35 ans : Angela Bower est l’héroïne de la série américaine à succès « Madame est servie ». Une Working Woman talentueuse, sorte de fille spirituelle de Peggy Olson, la secrétaire devenue D.A dans l’autre série américaine Mad Men).


Et voilà, comment en 2 temps-3 mouvements, je partage avec vous un moment particulier de mon existence. Ce qui m’amène à mon propos du jour : de l’importance de se laisser aller à la confidence, de raconter son histoire (le fameux Storytelling dans le jargon com’) pour qu’il y ait rapprochement, partage, échange et surtout – si vous ne disposez que d’un point de contact virtuel avec votre clientèle – pour créer un lien plus émotionnel, plus affectif, plus humain.

Les grandes marques usent et abusent de ce procédé depuis longtemps déjà, pour transmettre leurs valeurs et se donner une bonne image. Et vos (futurs) clients, s’ils recherchent une offre, un produit, un service, ils aspirent de plus en plus à pouvoir s’identifier aux professionnels à qui ils accordent leur confiance. Alors, dans la story de votre site web, dans vos posts réseaux GO GO GO, à vous de jouer !!! C’est l’un des leviers, sinon LE levier pour lever une communauté et affirmer votre statut d’entreprise proche, connue, locale à l’opposé des sites marchands made in bout du monde !


« Oui, pour toi c’est facile Aline, mais moi je n’aime pas parler de moi et je raconte quoi ? Et par où je commence ? »

D’abord, allez chercher l’inspiration auprès des marques que vous suivez par exemple. Ensuite, le plus simple c’est de raconter votre histoire, celle à l’origine de votre entreprise, votre projet. Mais rien ne vous oblige à respecter un schéma narratif classique qui commencerait en enfance ou au début de votre vie professionnelle. Votre présentation peut contenir une citation issue d’un roman, d’un film, d’une chanson, d’un personnage célèbre… Elle peut débuter par une anecdote ou se présenter sous la forme d’un dialogue.
Soyez créatifs. Soyez vous ! Restez fidèles à vos valeurs ou à celles de votre entreprise.
Et dans la forme, privilégiez le présent, les phrases courtes et dynamiques, pensez aux intertitres. Donnez du rythme !

Et si définitivement, vous n’êtes pas à l’aise avec la présentation sous la forme d’un récit, tout simplement parce qu’elle ne vous ressemble pas (elle n’est ni à votre image, ni à celle de votre entreprise), changez, innovez ! La photo, l’illustration scénarisée, la vidéo, peuvent être des contenus narratifs tout aussi efficaces.
L’essentiel est d’être cohérent dans le fond et dans la forme avec vos valeurs de marque.
Créez l’envie de vous lire jusqu’au bout pour susciter la curiosité d’en savoir plus sur vous, lors d’une prise de contact cette fois bien réelle.

(Sous le soleil exactement ! remercie pour leur participation involontaire mais ô combien déterminante : Charles Aznavour, Judith Light, les Inconnus)

C’est l’histoire d’un blog !

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Blog

Enfin je me lance.

La seule chose qui me rassure là, à cet instant, c’est de lire que Lisa Gachet, la créatrice de la marque Make my Lemonade®, bien qu’intimement convaincue qu’elle devait écrire une newsletter, a elle aussi mis plus d’un an, avant de publier son premier article. Et ce qui est dingue c’est qu’elle utilise la même excuse que moi «…[j’ai] réfléchi pendant 1 an à comment j’allais m’y prendre… », que je complète moi personnellement par « pour être suffisamment experte, innovante, intéressante et inspirante ». Et oui je suis comme ça, jamais de pression, jamais dans l’excès !!!

(« Souviens-toi, Aline, les fondamentaux : en com’, si tu veux être lue, déjà, la base : il faut être basique, simple, simple, basique. Phrases courtes ; une idée par phrase. »)


L’idée avec ce blog, ce n’est pas d’analyser les enjeux et les tendances de la com’ de demain et d’après-demain, en multipliant les acronymes et en privilégiant la langue de Shakespeare à celle de Molière. Non, car je ne fais pas ce métier pour être à la pointe du tech ou de la hype et avoir 2 coups d’avance sur mon temps.

  • Comme je le dis à ceux qui me posent la question : j’ai crée « Sous le soleil exactement ! » pour faire la com’ que j’aime comme je l’aime. Et cette com’ que j’aime, elle vient de là, elle vient du cœur.
  • Comme je l’ai déjà écrit sur de nombreux post : j’ai quitté il y a 3 ans le confort du salariat après plus de 10 ans en conception-rédaction promotionnelle chez un célèbre VPCiste Roubaisien, pour raconter des histoires qui créent des belles émotions. Je sais, c’était un peu « casse-gueule », à l’heure du triomphalisme ambiant façon Insta où une photo dit tout et les mots sont limités au rôle de punchline. Mais lorsque je découvre à la télévision les films publicitaires créés par l’agence Romance pour Intermarché®, je me dis que je suis dans le vrai, quand je mise, pour mes clients sur l’authenticité.

Internet, les réseaux sociaux, la digitalisation de nos sociétés ont banni les distances. Nous n’avons jamais été aussi proches… sans finalement nous connaître réellement.
A l’instar du commerce de proximité qui redevient tendance et retrouve le succès, je milite, revendique et pratique une communication de proximité, celle qui lie et relie, celle qui rapproche le cœur des Hommes. Je crée des liens en privilégiant l’humain. Oui, mais comment ?


L’idée avec ce blog, c’est de partager avec vous mes sources d’inspiration ; de vous faire découvrir mon travail créatif ; de vous transmettre mes trucs et astuces pour vos propres créations, de vous inviter dans mon univers imaginaire, d’échanger aussi, pour mieux se connaître.
Il sera beaucoup question de créations de contenus pertinents, de stratégie et d’identité de marque cohérentes. Mais je fais partie de la génération Séguéla/Gotainer/Jean-Paul Goude, j’aime aussi parler des beaux et bons mots et des phrases chics et chocs.
Et enfin, dans « Toute la com’ que j’aime », il y aura de l’humour, de la mode, des séries, des illustrateurs, des émissions, un poney-club et des chansons évidemment, parce que surtout il n’y a pas que de la com’ dans ma vie.

A très vite pour la première histoire de TOUTE LA COM’ QUE J’AIME,
parce que, sans histoire, ce blog ça marche pas !

(Sous le soleil exactement ! remercie pour leur participation involontaire mais ô combien inspirante : Lisa Gachet, Orelsan, André Manoukian)